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The litlle ragman childrens of Phnom Penh, Cambodia ... Les petits chiffonniers de Phnom Penh, Cambodge.

 

Les petits chiffoniers de Phnom Penh

 

This is a story that has left a mark on my life. Here I was naively trying to live the lives of the children of the landfill.

They are called the "Little Phnom Penh Ragmen." They live on one of the largest open dumps in South-East Asia

Here an article I wrote about my experience:

"... It's hot, terrible heat, and humidity which you wake up to in the morning and do not let go off until the evening ... After all, it is also Asia. In this atmosphere I found extremely small dressers?? in Phnom Penh. Kids who work seven days a week, more than 15 hours per day. The oldest are 12, 13, sometimes 14 years. And the youngest? Not even five years!. All have almost the same story: poverty, abuse, starvation. Some have been abandoned, others raped, maimed, sold. In this apocalyptic backdrop is a pervasive smell of disgusting, unbearable, tenacious, suffocating smoke, toxic acid and always a humid heat that burns you and knocks you down relentlessly ... a living hell! Kids roam blackened piles of garbage in simple flip flops despite the conditions.

Below the smoldering I feel that my shoes will melt as the temperature is unbearable. Here even the sun can never penetrate the thick clouds in which it must evolve. And yet the children are there in front of me sometimes disappearing in a smoke more opaque than any other ...

At 6:30 in the morning, the garbage trucks start their sordid rotation. Suddenly the poor children begin to run. One of them tripped on the ashes, but soon recovers. I clumsily stumble before my next turn. I cried when the children returned with their little baby teeth hidden behind the huge white bags and shared minute after minute the result of their finds of the day.

Their day has just started: be in the first place if you want to have a chance to find something. Their treasures: a piece of plastic, glass, metal or paper to be recycled soon in Vietnam or Thailand ...

The thousands of plastic bags ruptured arise at random with rotten food, broken bottles, industrial waste, chemicals and hospital items.

The focus is on which children paid the greatest to the drivers to have the scoop bucket searches directly in the back of the trucks. Then there are others who still have the right to rummage through the leftovers ...

The rhythm of mechanical movements, a pause indicates that one of them just made a discovery: an old comic, book, photo, toy ...

So the guy does'il same dream to dream, read, play? Like this little girl entering a faded pink half to bring it gently to her nose ... /???

Coming from nowhere in a hellish clatter, the ultimate danger, the huge bulldozer pushes the loaded garbage. The huge steel monster is already upon us, and the children are dodging.

But not everyone had the chance ... , Schend, six years old, explains how six months ago she lost her little brother and her best friend in the chains of the bulldozer ... You get used too quickly for his noise, his presence, and then one day, you can not hear even more to come ... When asked if this work is not too hard she answers: "What is hard is that I want my parents to love me ..."

Stories like this one, I heard dozens, hundreds ... In these moments, I think of our own Western kids pouting in front of a mountain of toys!

The days pass, my strength and morale declines ... The heat is still unbearable ... I ended up pretending to pause for a nasty cough ... I humbly admit that it was simply a time to take a step back ... "

Jean luc mege, May 2005

 

French version

Voici l'un des reportages qui m'a sans doute le plus marqué et aussi sur lequel j'ai failli  laisser ma vie, bêtement, en essayant de vivre le quotidien de ces enfants de la décharge. On les appelle les "Petits Chiffonniers de Phnom Penh"... ou les enfants-poubelles...  Ils vivent sur l'une des plus grandes décharges à ciel ouvert de l'Asie du Sud-Est. Son nom : Stung Mean Chey... 

Voici un bout d'article que j'écrivis un peu plus tard :

"... Il fait chaud, une chaleur effroyable, humide qui vous prend le matin au saut du lit, et ne vous lâche plus jusqu'au soir...  Après tout,  c'est aussi ça l'Asie. Dans cette atmosphère extrême j'ai découvert les petits chiffonniers de Phnom Penh, des gamins qui travaillent sept jours sur sept, plus de 15 heures par jour . Les plus vieux ont 12, 13, parfois 14 ans.  Les plus jeunes ?  Même pas cinq ans ! ...  Tous ont une histoire, quasiment la même :  pauvreté, maltraitance, famine.  Certains ont été abandonnés, d'autres violés, mutilés,  vendus...  Il ou elle,  s'appellent Schenda, Mom, Somaly, Tho, Chetra, Sung,...  Tous ont grandi sur la décharge et n'en sortiront probablement jamais...  ils en connaissent les lois,  les pièges,  les dangers...  l'unes d'entre elles n'avait pas un an quand on l'a retrouvée un matin au milieu de la décharge où ses parents,  sans doute accablés par la trop lourde charge imposé par un bébé handicapé,  l'avaient jeté durant la nuit ...

Dans ce décor apocalyptique est omniprésente l'odeur répugnante, irrespirable, tenace,  les fumées suffocantes, âcres,  toxique et toujours cette chaleur moite qui vous assomme et vous brûle inlassablement ... un véritable enfer  !  Courbés, munis d'un crochet , les mômes chaussés de simple tongues,  arpentent des tas d'immondices noirâtres,  incandescentes.  Dessous, le feu couve...  j'ai la sensation que mes semelles vont fondre tant la température est insoutenables.  Ici même le soleil n'arrive jamais à percer l'épais nuages dans lequel  il faut bien évoluer. Et  pourtant les enfants sont bien là devant moi disparaissant parfois dans une fumée plus opaque qu'une autre...

Il est 6:30 heures  du matin les bennes à ordures entament leur sordide rotation. Soudain les pauvres diables se mettent à courir. L'un d'entre trébuche sur les cendres, mais se relève aussitôt. ...  no comment !  je le suis maladroitement avant de trébucher à mon tour : saleté de fil de fer ! ... Quand j'ai crié les enfants se sont retourné, à peine le temps de voir leurs petites quenottes blanches cachées derrière l'énorme sac où s'ajoute, minute après minute, le résultat de leurs trouvailles du jour. Leur journée vient de commencer : il faut être les premiers sur place si l'on veut avoir une chance de trouver quelque chose. Leurs trésors ? Un morceau de plastique, de verre, de métal ou de papier, une pile… Recyclé aussitôt au Vietnam ou en Thaïlande...

De ces milliers de sacs plastiques éventrés, surgissent au hasard, nourriture avariée, bouteilles cassées, déchets industriels, chimiques et hospitaliers...  Entre autres résidus en tout genre d'une société en pleine mutation… Priorité aux plus grands qui ont payé les chauffeurs de bennes pour avoir la primeur des fouilles. Viennent ensuite les autres qui auront tout de même le droit de farfouiller les restes...  Au rythme des mouvements mécaniques, une pause signale que l'un d'entre eux vient de faire une découverte : une vieille BD, un livre, une photo, un jouet… Alors le bonhomme songe t-'il même à rêver,  lire,  jouer ? Comme cette petite fille saisissant une rose à moitié fanée pour la porter délicatement à son nez... 

Ultime danger, surgissant de nulle part dans un cliquetis infernal, l'énorme bulldozer chargé de repousser les ordures. Le gigantesque monstre d'acier est déjà sur nous, les enfants l'esquive. Mais tous n'ont pas eu cette chance... , Schenda, six ans, m'explique comment six mois auparavant elle a perdu ici son petit frère et sa meilleure amie sous les chaines du buldozer... On s'habitue trop vite à son bruit, à sa présence, et puis, un jour, on ne l'entend même plus venir...  Quand on lui demande si ce travail n'est pas trop dure elle répond : "ce qui est dur c'est que je voudrais que mes parents m'aiment…" 

Des histoires comme celle-ci,  j'en ai entendu des dizaines, des centaine… Dans ces instants, je pense à nos enfants faisant la moue devant une montagne de jouets ! 

Les jours passent, mes forces et mon moral diminuent... , la chaleur demeure intenable… J'ai fini par faire une pause prétextant une sale toux... j'avoue très humblement qu'il était simplement temps de prendre un peu de recul..."

Jean luc mege, mai 2005

 

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